Les trois âges clés de la retraite française

L'âge légal minimum

C'est le plancher : vous ne pouvez pas demander votre retraite avant cet âge, sauf cas particuliers (carrière longue, invalidité, handicap). Il varie selon votre génération. Pour les personnes nées après le 1er janvier 1968, cet âge évolue selon le calendrier issu de la suspension de la réforme de 2023, applicable aux départs à partir de septembre 2026.

L'âge du taux plein automatique

À 67 ans, vous obtenez automatiquement le taux plein de 50 %, quelle que soit votre durée de cotisation. C'est l'option de ceux qui n'ont pas cumulé suffisamment de trimestres mais ne veulent pas subir de décote.

L'âge du taux plein par la durée

Si vous avez cotisé le nombre de trimestres requis pour votre génération, vous pouvez partir dès l'âge légal minimum avec le taux plein. Pour les générations nées en 1965, il faut 172 trimestres (43 ans de cotisation).

Partir tôt : les cas où c'est pertinent

Le dispositif carrière longue

Si vous avez commencé à travailler avant 20 ans et cotisé suffisamment tôt, vous pouvez partir jusqu'à 4 ans avant l'âge légal minimum. Les conditions exactes dépendent de votre année de naissance et du nombre de trimestres cotisés avant l'âge de 16, 18 ou 20 ans.

La retraite progressive

Accessible à partir de 60 ans dès septembre 2026, la retraite progressive permet de réduire son temps de travail tout en percevant une fraction de sa pension. Une transition en douceur vers la retraite complète.

Partir tard : la surcote comme levier

Chaque trimestre cotisé au-delà du taux plein génère une surcote de +1,25 %. Travailler 2 ans de plus après avoir atteint le taux plein, c'est +10 % de pension à vie. Sur 20 ans de retraite, cela représente un gain cumulé significatif.

La surcote est l'une des rares mesures qui améliore à la fois le montant de votre pension de base ET votre pension complémentaire. Son impact est donc double.

L'impact du cumul emploi-retraite

Depuis les nouvelles dispositions du PLFSS 2026, le cumul emploi-retraite répond à trois situations distinctes :

Carrières hachées et minimum contributif

Si votre carrière a été marquée par des interruptions (chômage, temps partiel, expatriation), votre pension calculée peut s'avérer inférieure au minimum contributif (MICO). Ce plancher garanti s'élève à environ 847 euros par mois pour une carrière complète (en 2025).

La simulation : l'outil indispensable avant de décider

Chaque situation est unique. L'âge optimal dépend de votre durée de cotisation, de vos revenus passés, de votre état de santé et de vos besoins financiers. Pour les profils avec des carrières internationales, notre simulateur multi-pays vous permet de prendre en compte vos droits étrangers dans la même analyse.